Juste occupe-toi de la maison, a dit Dario. Ma réponse l’a marqué pour longtemps.
Tout a commencé ce matin-là, quand Dario, mon mari depuis vingt-trois ans, m’a lancé d’un ton détaché de « juste occupe-toi de la maison ». J’ai senti la colère monter, une colère que j’avais trop longtemps enfouie sous la routine et le silence. Ce jour-là, j’ai compris que je ne pouvais plus continuer à vivre dans l’ombre de ses attentes, et que ma voix devait enfin compter.