Sous la pluie de Liège : mon regret de mère

Je m’appelle Véronique, j’ai 54 ans, et ce soir, je me retrouve seule dans la cuisine, le regard perdu sur la pluie qui martèle les carreaux. J’ai élevé mes enfants à Seraing, dans la banlieue de Liège, et parfois, la douleur ne vient pas de l’extérieur, mais s’insinue doucement, goutte à goutte, jusqu’à ronger l’âme. Ce n’est pas la colère qui m’habite, mais une tristesse sourde, un regret profond face à la façon dont j’ai élevé mes enfants.

Le plus grand regret de ma vie : avoir laissé mon père seul

J’ai commis l’erreur de ma vie en laissant mon père seul, croyant que le temps et la routine pouvaient attendre. Aujourd’hui, je revis chaque instant, chaque mot non-dit, chaque silence pesant, et je me demande comment j’ai pu être aussi aveugle à sa solitude. Cette histoire est celle d’un amour familial perdu dans le tumulte de la vie moderne en Wallonie, et de la douleur de ne pas avoir su voir l’essentiel à temps.