Destinée : Ombres sur la Meuse
Le soir où tout a basculé, j’étais assise sur le canapé, une vieille tasse de café tiède entre les mains, fixant sans voir l’écran allumé dans notre salon liégeois. Ma mère, Françoise, venait de me dire : « Tu sais, Sophie, ton frère Arnaud… il a encore tout fichu en l’air. » Dans l’air flottaient le parfum du stoemp froid et le silence tendu d’une famille prête à éclater, et en entendant ces mots, j’ai su que rien ne serait plus jamais comme avant.